Votre dossier est cloturé définitivement. Dites vous bien qu'il est difficile pour toutes les femmes de se dire que son dernier enfant sera le dernier. Il n'y a pas de recours nous sommes désolé mais vous verrez avec le temps vous vous y ferez.

 

AH AH AH Mais qui es-tu toi pour savoir que je vais m'y faire ? pour décider à ma place si ma famille sera constituée de 1,2,3 ou 4 enfants ?

Suivi de l'apothéose : essayez naturellement on ne sait jamais, monsieur est juste OATS, pas azoospermique...

j'ai de l'éducation, on m'a appris à me tenir, mais j'ai hésité à lui envoyer son bureau à la tronche. si on a fait appel à un donneur ce n'est pas pour rien, on ne vit pas dans le monde des bisounours... c'est à se demander où elle a eu son diplome de gynéco...

Bref. Game over pour nous. Même pas le droit de tenter notre chance. Les options qui nous restent sont si compliquées que je me demande si je ne devrais pas tout de suite baisser les bras... Si cette envie n'était pas si forte, opressante... m***** on a qu'une vie....

-Barcelone : gagner au loto, il faut compter 2000 euros par essai en comptant les vols aller/retour le ttraitement et l'hotel... il faudrait gagner au loto...

-Re-tenter les FIV, mais je en sais pas si on a le droit, et si le spermogramme de Diabolo sera suffisant. Sur la fin il n'y avait pas plus de 1 ou deux valables et c'est sensé s'aggraver avec le temps...

-Changer de CECOS, avec presque 100% de chance qu'on nous fasse la même réponse (ils s'appellent entre eux, et une troisième demande les interesseront pas) même si je fais un don... Et il y a la distance. 1h de route ça va pour un rdv, mais là on sait qu'il y en aura beaucoup.

 

voila. 36 ans. Pas de carrière parce que ma carrière c'était mes enfants, fonder une famille, chose faite mais à moitié. C'est toujours cette idée de ne jamais réussir à finir quoi que ce soit, ne pas aller au bout des choses. Bref, même mon parcours PMA me ressemble. J'ai tout perdu. Il ne me reste rien à me raccrocher à part mes enfants. Mais pour le coup je n'arrive pas à en profiter comme il faudrait. Je ne peux pas me dire que ce sont les derniers, qu'il n'y aura plus d'allaitement, plus de gros ventre, plus de bébé à porter, parce que Castille est déjà une petite fille et a cette volontée en elle de faire tout comme "une grande", chose que je dois absolument laisser faire. C'est moi qui suis en manque d'enfant, elle 'na pas à en patir.

Le congé parental qui devait durer quelques années, va être écourté. J'aurais vécu 3 merveilleuses années avec mes loulous, mais il va falloir reprendre une activité... L'idée d'être assistante maternelle s'impose de plus en plus parce que j'aime profondement les enfants et que cela me permettra aussi d'être à la maison pour les miens. Tant pis pour mon livre. Il ne sortira surement jamais... Il sera terminé, un jour, certainement, et j'espère lu, par les miens, mais je n'aurais jamais la profession que je voulais. Il aurait fallut finir mon doctorat ou passer l'agreg. Il aurait fallut... Mais il y avait la PMA... Le désir de fonder une famille... Je ne regrette pas. Je n'ai pas sacrifié ma carrière pour mes enfnats, mais pour la PMA. Ma deuxième carrière, celle de maman est ébranlée, comme si j'étais déclassée, je ne sais même plus comment réagir. Je n'ai même plus de colère. Je suis profondément triste.

Je suis découragée, mais l'envie est là si forte... j'ai l'impression de me battre contre des moulins à vent... ce serait si facile de jeter l'éponge... mais ce ne serait pas moi... j'aurais ce regret tout ma vie... et malheureusement je lui en voudrais aussi toute ma vie de ce clash chez le psy qui a changé la donne de toute notre famille...